Notre établissement

Mais pourquoi avoir ouvert un restaurant italien à Soissons? 

 

 

 

C’est une question que l’on me pose presque tous les jours. Pour y répondre, il faut faire un petit retour en arrière.

 

Mon grand-père, Enrico Cristante, est né en 1900 à San Giovanni di Casarsa, dans le Frioul, près de la frontière slovène. Il avait fui la misère qui touchait l'Italie en ce début de siècle pour venir reconstruire, avec nombre de ses compatriotes les régions du nord et de l’est de la France. Notamment celle de Soissons, détruite par la première guerre mondiale où il s’installa finalement. Etabli depuis quelques années dans son pays d'adoption, il épousa une charmante jeune femme du Soissonnais qui se mit rapidement à apprendre la cuisine italienne avec ses belles-sœurs, lors de séjours en Italie.

 

Ainsi, tout petit j'ai été baigné dans la gastronomie... Celle des femmes de notre famille franco-italienne, qui nous régalaient au quotidien ou lors des fêtes religieuses ou civiles qui ponctuaient le calendrier autour de repas organisés chez mes grands-parents. Les menus avaient souvent l’apparence bigarrée des alliances multiculturelles. La tête de veau ravigote côtoyait le lapin à la sauce tomate et polenta, les lasagnes bolognaises tutoyaient la terrine de saumon en gelée, les tagliatelles carbonara faisaient de l'œil à la poule-au-pot, pendant que le panettone bousculait la tarte aux prunes...

 

Plus que de recettes, je me souviens d'une ambiance, de goûts, d'odeurs et de bruits. Une sorte d'agitation tranquille, une espèce de brouhaha rassurant, une atmosphère particulière qu'il y avait autour de la préparation de toutes ces merveilles que nous mangions de bon cœur. Le plumage des volailles ou du gibier, l'épluchage des légumes, la saveur de la « pasta » crue chipée sur la table de la cuisine, l'effluve des ingrédients et des plats en cours de préparation, les discussions des femmes dans la cuisine, répondant à celles des hommes qui prenaient l'apéro dans la salle à manger. Et moi, j'étais souvent dans leurs jupes, à regarder leurs gestes, à humer les cuissons et à goûter ce qui se préparait.

 

Après une telle entrée en matière, je n'avais d'autre choix que de devenir un gourmet, voire un gourmand, un amoureux de la cuisine, un passionné de cet art universel qui consiste à nourrir et à se nourrir, mais surtout à préparer pour les autres des mets à déguster dans la convivialité et dans l’amitié.

 

Aujourd’hui, c’est à la cuisine italienne héritée de mes origines que j’ai décidé de consacrer la carte de mon restaurant. Pourquoi ? Parce qu’elle est basée sur des produits simples et bruts, qui, si on les respecte, vous le rendent au centuple en vous procurant des plaisirs voluptueux. Une cuisine dépourvue d’artifices et de camouflage, franche et directe. Et si j’ose dire même, « directe du producteur au consommateur… »

 

Enfin, les vins d’Italie ne sont pas en reste et ils ornent la carte en laissant une place à notre seul champagne. Avec ses plus de 400 cépages différents, les vignobles de la péninsule offrent une diversité et une gamme de saveurs extraordinaires, qui n’ont rien à envier à ceux de l’Hexagone, n’en déplaise aux puristes.

 

Buon appetito !

 

Francesco

 

L'épicerie

 Horaires Epicerie  Les mercredi et samedi de 10h00 à midi

 

Le restaurant

 Ouverture et h oraires

Ouvert du mardi au samedi

Déjeuner à partir de midi

et dîner à partir de 19h30

(réservation conseillée)

NOTRE ENGAGEMENT

Toutes nos viandes sont d’origine française.

Toutes nos pâtes et la plupart de nos produits sont frais, notre congélateur ne sert qu’aux cèpes et aux glaces… Dans la mesure du possible et en fonction des saisons, nous travaillons avec les commerçants et les maraîchers locaux.